Je rappel que :

"toutes les images et textes de ce site sont protégés par les lois internationales sur le copyright
et ne peuvent être utilisés, sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de son auteur".


I recall that : "All images and text from my site are protected by international law
copyright and may not be used in any form whatsoever without
written permission of its author".

QUI SUIS-JE ?  

Je ne peux commencer ce chapitre sans remercier de tout mon coeur, ces hommes et femmes
qui m'ont ouvert les yeux, par leur état d'esprit, sur le spectacle de la vie...

 

 

Alain MAURY

pour avoir été le responsable de ma dévolution totale à l'astronomie. Pour sa ténacité et sa culture scientifique. Merci.

Albert DUCROCQ

pour avoir cru en moi jusqu'à se déplacer à mon domicile. Pour sa fougue contagieuse pour l'aéronautique. Merci.

Olivier ST PE

pour m'avoir passionné aux couleurs des messages de la spectroscopie. Pour sa soif de connaissance. Merci.

Olivier LAS VERGNAS

pour m'avoir propulsé à un poste au C.E.R.G.A. Pour sa fabuleuse envie de vulgarisation de l'astronomie. Merci.

Eric PIEDNOEL

pour sa disponibilité et son " coup de pouce" . Pour son humanisme astronomique. Merci.

A.C LEVASSEUR-REGOURD

pour avoir attirer définitivement mon attention sur les comètes. Pour sa rigueur scientifique. Merci.

Eric ARISTIDI

pour avoir partagé mes plus grands moments d'astronomie. Pour ses facultés d'analyse. Merci.

Dany CARDOEN

pour m'avoir fait partagé au quotidien son génie face à l'optique. Pour sa rage de création et sa confiance. Merci.

J-Raphael GILIS

pour sa persévérance et sa patience d'observateur. Pour son acuité visuelle hors norme et être mon ami. Merci.

Christian BUIL

pour sa faculté pédagogique de faire lumière sur tous les sujets. Pour son calme et ses connaissances. Merci.

Thierry MIDAVAINE

pour m'avoir fait découvrir le monde des intensificateurs d'images. Pour sa logique, sa précision et la justesse de ses mots. Merci.

Cyril CAVADORE

pour m'avoir accompagné dans ma première mission au Pic Du Midi. Pour sa technicité hors norme en CCD. Merci.

 

* * * * * *

...Merci, à tous ceux et celles qui ont été à mes côtés pendant mes activités nocturnes, partageant de riches moments d'émotions et d'émerveillements. Sans vous, je n'aurai sans nul doute pas inspiré autant l'air de la curiosité.

...Merci, à tous les enfants et ados des mes camps de vacances scientifiques, qui ont su me donner autant que je pouvais leur montrer d'étoiles.

...Merci, à ma femme Karine et à mes enfants qui respectent mon jardin secret. Je vous aime.

* * * * * *

A mon ami et collègue de travail partie trop tôt, Remy SAUGURET.

* * * * * *

 

 

Il était une fois...ou plutôt d'aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais aimé l'école !!

Effectivement, pas assez d'émulation, de terrain et d'espace pour faire courir sa curiosité et ses questionnements.

Bref en classe, je passais mon temps à rêvasser, à bidouiller, à dessiner des choses bizares, ou à me dire en regardant mes camarades...

" quel gâchis intellectuel ".

A quatre ans, je me demandais déjà en observant la pelouse du jardin parental:

" Pourquoi, quand je coupe régulièrement un brin d'herbe, il repousse sans cesse ? "

Il y avait déjà là, dans la vie naturelle, un " mystère " qui m'interrogeais !!

A partir de ce moment là, la science ne m'a plus jamais quitté.

 

 

A l'âge de 12 ans, transcendé par les images quotidiennes des sondes VOYAGER 1 / 2 et la réquisition d'une pièce au fond du garage sur terre, je me lance dans la construction d'un simulateur de vol de fusée pour vivre moi aussi ces instants magiques !

Certes, tout était en carton et en pièces détachées de voitures, mais il y avait de l'espace pour recevoir à son bord, deux personnes.

J'ai encore aujourd'hui peur de me souvenir comment je branchais mes câbles électriques !

 

 

Lunette de protection parfaitement efficace !!

Fier, je l'étais. Mon imaginaire partait dans tous les sens...Mes notes scolaires aussi, mais pas dans la même direction !

Et pourtant, je prends contact avec le prix scientifique PHILIPS, ayant pour but de récompenser de jeunes chercheurs par une bourse ou des contacts avec des sociétés, et leur remet une étude démontrant très sommairement :

" qu'un adolescent à une capacité biologique plus grande à être en apesanteur qu'un astronaute de 50 ans ".

En appui de cette théorie, je m'enferme dans mon simulateur de vol pendant une durée de 20 h OO, et recueille des données physiologiques ( après décharge écrite de mes parents et de mon psy !! ).

Surprise totale...Je serai invité une semaine à Paris pour parler avec les membres du jury ( tous docteurs en sciences ) et rencontrer les candidats d'une session nominée.

Cette fois-ci le décollage était réel !!

Fort de l'expérience et de la méthodologie découverte autour de moi pendant ce séjour, je décide d'effectuer un deuxième simulateur, y passer plus de temps à l'intérieur pour avoir plus de données, peaufiner mes résultats en faisant intervenir des tiers (docteur en médecine) et cette fois-ci me présenter en tant que candidat !

Bref, un Lourd programme à faire en quelques mois, avant la nouvelle session PHILIPS.

 

 

Je réalise en un temps record la construction du simulateur de vol, en demandant à mes parents " d'aider " financièrement la recherche ou plutôt la mienne !

Fait d'une place en position couchée, il sera beaucoup plus confortable que le premier biplace assis.

Je m'enferme 42 H OO à l'intérieur.

Produisant bilan sanguin, urinaire et radiologique.

J'élabore mes hypothèses, rédige mes observations et conclus sur ma proposition d'être un futur cobaye pour l'espace !

Bref, qu'un adolescent à sa place en apesanteur.

Mon dossier est envoyé in-extrèmis à PHILIPS courant printemps 1981.

 

Dans le même temps, je me passionne encore plus pour la biologie et l'électronique qu'à l'âge de 9 ans.

Moment où d'ailleurs, dans un supermarché avec mes économies, je m'achète ma première panoplie de " petit chimiste en herbe" et fait fondre une partie de la table de jardin de ma mère, par un mélange savant mais dangereux, de Permanganate de Potassium et de Souffre !

Bref, au delà de tous ces petites considérations accidentelles, que je ne citerai pas entièrement par peur de représailles encore aujourd'hui, au fur et à mesure des années ma pièce devient l'anti-chambre de ma curiosité dans ces domaines.

 

 

Je suis sélectionné et à nouveau invité à Paris par PHILIPS au Palais de la Découverte, pour cette fois-ci, présenter mon étude.

Ce fut les moments les plus forts de ma vie d'adolescent.

Du haut de mes 15 ans, j'allais avoir la chance de pouvoir échanger avec des scientifiques hautement diplômés.

En particulier, une demi-heure durant avec M.CURIEN, ministre à cette époque de la Recherche et de l'Espace.

Malgré ma totale immaturité dans le domaine, il restera attentif et à l'écoute de mes argumentations.

Ce fut un moment intense pour moi...dont je lui serai éternellement reconnaissant.

Petite anecdote d'ailleurs, finissant mes explications, je lui déclare " qu'il serait intéressant de développer une petite navette sur la coiffe d'une ARIANE " tout en lui montrant une de mes maquettes. Il me regardera amusé et me dit:

" les plans sont déjà réalisés M.Soulier ! ".

Quelques jours plus tard, je compris sa phrase en découvrant dans une revue spécialisée, une image d'Hermès sur la coiffe d'une ARIANE 5.

Comme quoi, sans le savoir, j'avais inventé le concept, cela m'avais choqué à cette époque.

 

En plus de cette rencontre, j'ai eu le privilège de connaître M.Ducrocq.

Chroniqueur scientifique et écrivain spatial de nombreux ouvrages, il m'invitera de multiples fois aux conférences du Bourget, sur l'avancée des vols habités.

J'ai aussi eu la joie de l'accueillir chez mes parents, pour lui montrer mon simulateur de vol.

Un grand homme particulièrement ouvert et humaniste. Je lui dois beaucoup par son engouement communicatif.

 

 

Cette session, même si je n'avais point remporté de bourse, m'avait ouvert une foultitude de portes relationnelles.

Grâce à des candidats me plébiscitant , je fut contacté par ANTENNE 2 pour réaliser une émission sur ma passion de l'aéronautique.

Trois jours de tournage dans mon quartier...L'événement !

Cerise sur le gâteau, pour la fin du film, je me retrouve dans le haut lieu de l'aéronautique. Le centre d'assemblage des ARIANES aux Mureaux.

Ce fut titanesque...J'avais sous les yeux ARIANE 3 en phase de montage sur prés de trente mètres de haut !

L'aboutissement total pour le petit autodidacte que j'étais.

L'émission sera rediffusée deux fois.

 

 

A 17 ans, mes parents m'offrent un séjour de vacances scientifiques, organisé par l'A.N.S.T.J, proposant des activités liées à l'astronomie et aux micro-fusées.

A cette époque, j'avais déjà découvert au travers d'une lunette de 60 mm, les anneaux fabuleux de Saturne et la surface immaculée de notre satellite.

 

 

De plus en plus émerveillé, j'échangeais à un ami de mon frère, ma guitare électrique contre un 115/900.

Mais, mes investigations astronomiques furent très vite limitées par le ciel particulièrement dégradé, de ma petite banlieue Parisienne.

Donc, en Août 1983 je me suis retrouvé dans un camps astronomique, en plein parc naturel du Vercors, non loin du petit village de Chamaloc, bien convaincu d'y voir plus " clair ".

 

 

La première nuit a été à jamais la plus extraordinaire de ma vie.

Après le repas, bien décidé de me rendre compte de l'allure du ciel, j'ouvris les rideaux opaques donnant vers l'extérieur du gîte.

Je fut pris d'une réelle suffocation. Le noir de l'extérieur me serrait comme un véritable étau. Impossible de voir ses pieds !

Mes yeux peu habitués par l'obscurité rajoutèrent à cette sensation.

Puis, reprenant peu à peu mon souffle et le contrôle sur cette nouvelle appréhension, je levais mes yeux et découvrais pour la première fois la voie lactée.

Le choc était d'autant plus important que le triangle de l'été était au-dessus de moi.

Le ciel était d'une densité stellaire indescriptible ! Je flottais littéralement dans l'espace. Je pouvais toucher le ciel de ma main...Le moment était véritablement surnaturel.

 

 

Alain MAURY fut le catalyseur pour moi, de ce nouvelle espace émotionnel et scientifique.

D'une grande culture astronomique, d'un caractère entier et d'une pédagogie redoutable, j'ai très vite appris au travers de ses récits fabuleux sur l'Univers, que cette nouvelle passion ne pourrait plus jamais me quitter.

Encore aujourd'hui, je garde un contact avec cet homme que je respecte profondément. Sa carrière est un exemple pour moi de ténacité et de courage.

Je me souviens encore des observations faites ensembles au travers de son 400 mm, monté de cordes de piano en guise d'araignée!

Les dentelles du cygne, M 13, M 57 ou bien encore M 27, furent des instants d'une réelle beauté.

Leurs contrastes et leurs densités étaient phénoménales.

Et puis, c'est dans ce parc naturel du Vercors que pour la première fois aussi, j'ai pu admiré mon premier bolide.

Tombant à la verticale en une énorme traînée de fumée virevoltante, d'une couleur de feu de Bengale verte, il explosa en milliers de petits débris incandescents blancs sur le sol, en produisant un petit son quelques secondes plus tard.

Ce feu de l'espace éclaira quelques secondes toute la vallée d'une couleur émeraude. Une pure merveille !

 

 

Fort de toutes ces nouvelles sensations et ne pouvant les garder pour moi, je décide de passer mon B.A.F.A avec la spécialisation astronomie.

Mon stage théorique se fera avec les C.E.M.E.A et mon perfectionnement à Lodève avec l'A.N.S.T.J.

Je viens tout juste d'avoir 18 ans et je suis animateur.

Parallèlement, je suis des dizaines de stages en tous genres. Spectroscopie, astrophotographie, méthodes d'hypersensibilisation des films, etc...

Bref, je participe énormément à la vie associative de l'A.N.S.T.J et pars régulièrement à des rencontres et conférences sur le thème de l'astronomie, dont ceux très connus de Toulouse.

Je rencontre peu à peu dans ces rendez-vous les " leaders " en terme astronomique de cette belle époque: P.ROTH, C.BUIL, F.COLAS, P.DUPOUY, O.LAS VERGNAS, T.MIDAVAINE...

 

 

J'étoffe mon matériel, par un Newton de 200 mm avec une petite lunette guide de 50 mm, achetée sur Ciel et Espace.

Instrumentation d'ailleurs toujours opérationnelle, mais d'allure différente ( voir chapitre instrumentation ).

Je travaille une partie de mes vacances dans l'usine de ma mère et pars seul dans un parc, vers Toulouse, tenu par des moines. Tranquillité absolue !

Je ferai mes premiers clichés de ciel profond. Mosaïques de la Voie Lactée en couleurs.

 

 

Par la même occasion avec ce premier salaire, je m'achète mon matériel de laboratoire photographique et occupe une nouvelle pièce au grand désespoir des mes parents.

 

 

Et c'est donc en juillet 1985, à Cornus petit village du Larzac, que j'exécute mon premier camps d'astronomie A.N.S.T.J en tant qu'animateur.

Les activités proposées sont diverses. Astronomie, écologie, micro-fusées, énergie solaire.

Les enfants ont entre 10 et 12 ans et sont environ 60.

 

 

Le plateau sera un formidable terrain de découverte. Par petits groupes de deux ou trois, chacun pourra exécuter des expériences.

Mouvement des lunes de Jupiter, récolte de météorites, dessins des tâches solaires pendant une semaine, essais de photographies de planètes....Tout ceci entremêlé de bivouacs à la belle étoile.

 

 

 

Partager une passion, faire naître l'envie et la curiosité chez ces enfants fut une expérience particulièrement émouvante.

J'ai eu la chance d'en retrouver quelques uns, plusieurs années plus tard, dans des salons astronomiques.

Une récompense ultime !

 

 

 

En août de la même année, je décide avec mon ami P.Valente, de camper sur le sommet le plus haut du Portugal, pour observer et réaliser quelques clichés.

Une aventure d'une semaine particulièrement éprouvante.

42°C en journée, proche des -7°C la nuit...des loups, des feux réguliers dans les vallées venant lécher notre campement, peu ou pas d'eau, des coups de soleil phénoménaux pour parfaitement bien dormir et de profondes racines pour réaliser le feu du souper.

Tel était notre lot au quotidien !

 

 

Pose de 45 minutes sur Ektachrome 400 iso à 1.8/50 mm

Mais, les observations seront à la hauteur de la dureté du climat.

Somptueuses !

Les villages en plusieurs plateaux se dessinent sur une voie lactée extrêmement contrastée.

Nous sommes en période des Perséides...Le spectacle est un gigantesque feu d'artifice.

Je n'ai jamais autant apprécié les W-C à ciel ouvert de cette période !!

 

 

Juillet 1986, je repars en tant qu'animateur astronomique dans le Vercors, toujours avec l'A.N.S.T.J.

A nouveau, j'encadre des jeunes de 10 / 12 ans.

Pour les mettre tout de suite dans le rythme, j'avais trouvé l'idée de ne pas les faire coucher le premier soir dans leurs lits !

Donc, pour leur premier contact avec les étoiles, mais aussi sans nul doute leur première fois en dehors d'un bon matelas, ils se retrouvèrent tous au milieu d'une clairière en moyenne montagne.

Le lendemain fut riche en appels téléphoniques vers les parents !

 

 

Les activités proposées y sont les mêmes... mais avec en plus l'élaboration de portes ouvertes ou d'expositions sur la place du village...

De quoi vérifier les acquis tout en s'amusant encore.

 

 

Même pour l'animateur...

 

 

Courant Août, c'est avec des adolescents de 13 / 15 ans que je pars dans le Tarn du côté de Gaillac.

Malheureusement, le temps sera particulièrement mauvais.

Je connais E.ARISTIDI et partage des instants inoubliables... Il dévore cru des insectes !!!

De quoi combler les caprices de la météo, en des spectacles irréels !

 

Je participerai à deux autres camps avec lui, l'année d'après. Un en juillet 1987 vers Chamonix avec F.KUGEL

pour des 15 / 18 ans et un en août du côté de Toulouse avec des 13 / 15 ans.

Là aussi, il y a tellement de souvenirs à raconter !!

La plupart de ces adolescents sont devenus chercheurs en astrophysique, animateurs ou bien professeurs.

Merci pour certains d'avoir garder des contacts avec moi.

 

 

 

NEWTON DE 406 mm et

Dany CARDOEN, en construction de sa première machine à ébaucher son miroir de 1060 mm

 

Quelques mois auparavant, je découvre un petit article dans Ciel et Espace parlant d'un homme venant de Belgique et ayant pour idée de construire un T 1 M avec un hébergement à proximité, pour les amateurs.

Le village s'appelle Puimichel.

En février 1986, je monte en Provence et décide de rencontrer D.CARDOEN.

C'est l'année de la comète de Halley.

L'hébergement n'est pas terminé et pour ma première nuit, je dors en admirant au dessus de ma tête, la neige et les étoiles entre les tuiles.

Le personnage m'apparaît enraciné dans ses convictions, déterminé et ayant un potentiel de génie face à l'optique qu'il façonne.

 

Je vais partager pendant une semaine de grands moments d'observations, avec du matériel particulièrement fiable et gros en diamètre pour l'époque.

Là, avec le Ha et la lunette de 130 mm, je découvre mes premières explosions solaires en temps réel.

 

 

Les fondations du T 1 M, sur un diamètre de 6 mètres, trônent en haut d'un magnifique plateau dont on peut apercevoir l'O.H.P.

Les piliers de la monture en fer à cheval sont visibles par la porte principale, donnant une échelle impressionnante à l'édifice astronomique futur.

Je resterai admiratif par la capacité d'élaboration...

 

 

 

Conjointement avec une filière d'étude scientifique, je continue à réaliser de petites inventions chez moi, qui amusent beaucoup professeurs et camarades de classe.

En particulier, une machine électrostatique fait d'un moteur de machine à laver et d'un disque de 33 tours de Mc.BRANT:

" des éclairs j'extirpe le spectre ! "

 

 

Riche de ma première visite et intéressé par l'avancée des projets de D.CARDOEN, je décide d'y retourner en Octobre 1986, mais cette fois-ci accompagné par des camarades animateurs, dont E.ARISTIDI.

C'est pendant ce séjour aussi, que je rencontre J.R GILIS, qui au fur et à mesure deviendra mon ami et partagera de nombreuses nuits d'observations.

 

 

Les avancées sont prodigieuses !

Je découvre un nouveau miroir de T 1 M en phase d'ébauche, une coupole installée, une base d'observation avec le fameux 406mm mais aussi trois chambres photographiques en 6*6 sur un nouveau plateau d'observation, un coronographe.

L'hébergement est convivial et totalement confortable avec ses 10 lits.

Nous rencontrerons des astronomes de différentes nationalités, de quoi copieusement échanger. Nous réaliserons plus d'une vingtaines de clichés du ciel profond.

Le site de Puimichel deviendra désormais un repère incontournable pour nos investigations astronomiques.

 

 

Fort de toutes ces rencontres passionnantes, dès mon retour, j'améliore mon télescope et le coiffe d'un 115/900

pour le suivi longue pose.

 

 

L'année de mon BAC scientifique arrive avec son cortège de stress et de doutes.

En Avril 1987, je fais une rupture d'un mois avec le Lycée. Trop de pression.

Je demande à D.CARDOEN de " m'embaucher " pendant cette durée, à titre gratuit.

 

 

Je m'occupe des quelques touristes qui veulent s'initier à l'astronomie la nuit....

 

 

....et la journée, je donne un coup de main aux travaux d'améliorations pour le confort d'observation. Tel que l'abris du nouveau télescope de 520 mm de diamètre, désormais disponible aux amateurs.

Puimichel devient un haut lieu de l'astronomie.

 

PARC DE CHAMALOC

Mes dernières convictions, au niveau de l'enseignement scolaire, s'effondrent !

Je décide, par incompatibilité intellectuelle, de quitter mes études et de créer un projet similaire à D.CARDOEN à Chamaloc, l'ancien site exceptionnel de mon premier camp astronomique pendant mon adolescence.

J'envoie un dossier, rencontre le gérant du site, l'A.N.S.T.J me suis dans l'aventure.

L'idée va séduire.

Par la même occasion, je me présente en tant que futur objecteur de conscience, mon statut devenant ainsi totalement clair.

Je reste au service des associations.

 

 

COUPOLE DU T 1060 mm

Mais le manque de fonds personnel, de décision au niveau du Conseil Général du Vercors, modifieront mes objectifs.

En fait, je vais proposer à D.CARDOEN de me prendre comme technicien de nuit, dans son observatoire, en plein essor.

Effectivement, Dany ne pouvant plus s'occuper en même temps des observations de nuit et de l'atelier de fabrication, ma proposition sera la bienvenue.

 

 

NEWTON DE 520 mm F/D 3.3 sous une lumière douce de clair de lune.

C'est ainsi, après mes deux derniers camps d'été en astronomie avec l'A.N.S.T.J, en septembre 1987, je me retrouve à temps complet dans le paradis de l'astronomie, comme technicien de nuit.

J'installe matériels et manipes scientifiques sur les instruments, développe les données, organise les plannings d'observations et anime les groupes de touristes autour de tous les instruments.

 

Parallèlement, je me retrouve régulièrement avec mon ami E.ARISTIDI à Paris, pour jeter mon dévolu

sur les installations de Meudon.

 

 

C'est la bonne époque des FRACTALS mathématiques, mais aussi de l'astronomie

par informatique satellitaire.

 

 

Peu de temps après mon début de prise de fonction à Puimichel, O. LAS-VERGNAS ( connu lors des échanges aux conférences de Toulouse ou de l'élaboration à l'A.N.S.T.J du projet Chamaloc ), propose aux techniciens du C.E.R.G.A de m'embaucher pour rectifier la " boule nord " de l'interféromètre du scientifique A.LABEYRIE.

Travailler pour le C.N.R.S !!

Je lui serai éternellement reconnaissant de m'avoir fait un tel honneur et une telle confiance.

 

Je me retrouve donc en Octobre 1987, après mon travail de journée, régulièrement dans un des deux télescopes de 1,50 M, à pointer des objets stellaires pour la calibration des faisceaux lumineux.

En plus d'avoir la chance inouïe de discourir science et écologie avec ce grand homme de génie qu'était A.LABEYRIE, je découvre un site exceptionnel en terme d'avancée technologique.

 

 

J'ai l'immense privilège de rester une nuit entière avec le technicien qui a suivi A.MAURY au SCHMIDT de 1,20 M, magnifiquement accompagné par les deux lunettes de 30 cm de TEXEREAU.

Cela va être l'occasion de sentir les produits de la grande pièce de développement, de scruter des plaques de 30*30 cm avec une tête binoculaire, découvrir les chambres froides pour les supports argentiques, les fondations colossales de l'instrument faites par la société CITROËN !!

Et que dire de mon émotion au moment des tirs lasers satellites ou lune.

Les salles étaient engorgées d'odeurs ioniques tellement le laser était de grande puissance !

Mais le Ministère " des armées " me rappelant à l'ordre à l'adresse d'affectation, je quitte le C.E.R.G.A après y avoir passé seulement un mois.

 

 

Je me retrouve à Puimichel en novenbre...Le grand miroir de 1060 mm est en phase d'ébauche.

Désormais, je vais avoir la chance de partager des moments très intimes avec sa construction et son élaboration.

 

 

En commençant par un polissage à la simple force des mains, me permettant d'avoir de longues périodes d'échanges avec Dany sur l'astronomie et l'avenir de l'association.

D'observer dans la rue avec le miroir non poli de 1060 mm, sur une pleine lune à peine levée.

De participer à la taille impressionnante du miroir secondaire, faisant par pure coïncidence, 406 mm de diamètre comme son premier télescope.

D'être en contemplation, pour sa première aluminure à l'O.H.P, face à l'incroyable ionisation sous la cloche du 1,93.

Admiratif devant une dizaine de personnes de Puimichel, qui le hissaient dans son barillet astatique.

C'est donc au printemps de l'année 1988, que le T 1060 mm devient officiellement opérationnel.

Sous ses 4 tonnes de matière, déplaçable d'un seul doigt, le foyer est redoutablement fait à F/D 3.3 !

Le secondaire est rotatif autour de quatre foyers Newton.

IL existe aussi deux foyers en Naschmidt.

Le sous-sol de l'observatoire est prévu pour accueillir une salle étanche pour le pilotage automatique et les CCD.

Sa première lumière se fera avec la légendaire Saturne.

 

 

 

J'ai des centaines d'images en tête, avec ce fabuleux instrument.

Mais il m'en reste quelques-unes en mémoire, particulièrement grandioses, en terme de finesse et de contraste.

J'ai eu par exemple, la chance d'observer Mars pendant l'opposition d'août 1988. Le seing était d'une stabilité inouïe pendant trois jours de suite.

J'ai pu admirer ses volcans, la structure craquelée de ses calottes, les dénivelés de ses terrains et de ses vallées époustouflantes.

Sur la Lune, j'ai eu l'impression de farine soupoudrée de milliers de grains de sables.

A la surface de Jupiter, c'est une nuance de couleurs aux multiples remous que je découvre, jusqu'aux détails surfaciques de quelques unes de ses lunes !

Et que dire des couleurs au travers d'un Nagler de 16 mm, dans le monde nébulaire et proche galactique !! Totalement grandiose à de telles focales !

L'observatoire ne va plus désemplir, les articles de presses vont se succéder ainsi que les conférences.

Bref, la planète va découvrir D.CARDOEN et son rêve désormais réalisé.

" Le télescope conçu de A à Z par un autodidacte est enfin à disposition des amateurs ".

 

Parallèlement, je construis mon observatoire juste en face du T 1 M, afin d'y installer mon télescope et sa camera CCD fraîchement achetée.

Mais, pour des raisons familiales, naissance de mon premier fils, je remonte en Ile de France, arrêtant l'aventure avec l'association " NEWTON 406 " en novembre 1988.

Je remercie encore D.CARDOEN, pour m'avoir tant appris.....

 

 

C'est ainsi que je postule à la S.A.F à Paris, toujours sous le même statut d'objecteur de conscience, une année durant.

Je vais devenir délégué à la jeunesse et responsable des observations à l'observatoire de la lunette de 155 mm de la Sorbonne.

Connaître A.C LEVASSEUR-REGOURD est sa légendaire fougue pour les comètes.

 

 

J'organise pour l'été 1989, avec plusieurs collègues, un voyage d'étude sur la comète BRORSEN-METCALF.

Mais le premier site choisi, en Haute Savoie, s'est vite montré humide et médiocre en terme de météo.

 

Après une semaine de ce régime, nous gagnerons la Provence vers Gap, afin de récupérer un anticyclone.

 

 

Les observations vont être nombreuses et de qualité.

Le site sera inscrit dans nos cahiers de notes, comme un lieu extrêmement propice à l'astronomie.

Le terrain était tellement sec et poussiéreux, qu'il nous arrivait le matin après nos observations avec nos phares de voitures, de s'amuser à faire la reconstitution du premier pas sur la Lune !

 

 

Je réalise pas moins de 70 clichés en couleur de la comète, avec un téléobjectif Pratica de 500 mm F/D 4.5,

en l'espace de 10 jours.

 

J'organise une suite à ces observations cométaires au Pic Du Midi, mais cette fois-ci avec une CCD.

Nous sommes en septembre 1989, je découvre le T 60 et le site grandiose de l'observatoire pour la première fois.

 

 

Sa mer de nuages...

Son cône d'ombre le matin...

 

 

Son impressionnante vue de " vaisseau de l'espace "....

 

 

La camera est une Synaps 90.

Malheureusement, ce matériel va très vite se montrer inutilisable.

Pas de boîtier étanche, pas de régulateur de tension, pas de cumuls de temps de pose bref, plus de maintenance pendant notre séjour que d'acquisitions proprement dites !

 

 

N.STUSSI, C.CAVADORE, F.COURBIN

Malgré cela, nous pourrons nous délecter d'observations visuelles sous un ciel d'encre, visiter l'intégralité des infrastructures instrumentales, rencontrer les chercheurs. Et tout ceci grâce à notre " passe-partout " C.CAVADORE.

De retour, nous en profiterons pour présenter nos travaux à une des commissions " Comètes ", à la S.A.F, présidée par A.C LEVASSEUR-REGOURD en présence d'A.MAURY de retour du Mont PALOMAR.

 

 

Après un travail dans l'informatique sur de grosses unités, je choisis de me tourner vers une activité quelque peu plus " humaine ".

Je passe mon diplôme d'éducateur puis des études de psychologie à l'université, et postule dans un service pour adultes déficients intellectuels.

Sans oublier ma passion et grâce au don d'un 115/900 par D.CARDOEN, je construis avec l'aide des résidents

une petite place pour observer.

Je les fait participer à des voyages de découvertes en astronomie avec la réalisation d'un court métrage, de bivouacs et d'observations dans des lieux semi-professionnels.

Un petit article paraîtra dans Ciel et Espace.

En Février 1997, la comète HALE-BOPP passe, mon fils de 9 ans m'accompagne dans mes observations. Pour les deux autres âgés de 2 ans et 1 mois pour ma fille, ils resteront bien au chaud !

J'organise des conférences dans les écoles et des expositions sur la voyageuse.

 

 

Décembre de la même année, j'élabore mon premier prototype d'appareil photographique à effet PELTIER, pour l'argentique astronomique.

Il sera breveté par l'I.N.P.I en Avril 1998 et présenté en juin au premier salon de l'astronomie, organisé par l'A.F.A.

 

 

L'année de l'éclipse totale arrivant, je propose à l'office du tourisme de ma ville de mettre sur pieds une expédition d'une journée avec un déjeuner dans un gîte.

Après plusieurs conférences plébiscitant l'intérêt de se rendre au rendez-vous, J.R GILIS et moi-même nous nous retrouvons avec un car plein d'invités, au beau milieu de l'Oise, ce fameux 19 Août 1999.

Nous n'aurons pas de chance, à la dernière minute, les nuages viendront gâcher la " totalité "!!

 

 

En 2000, je deviens propriétaire d'une maison et n'hésite plus à construire à demeure mon observatoire.

Conjointement, je développe avec la ville de La Ferté Gaucher et le Conseil Général, la création d'un parc astronomique sur l'ancienne base aéronautique du secteur.

Une association naîtra, j'en devient le Président.

 

 

J'améliore mon appareil breveté en un deuxième prototype et pars

le tester au " nouveau Pic Du Midi " en mars 2004.

Les infrastructures sont splendides, les conditions de vie optimales.

Mais les lumières mangent de plus en plus le secteur, ainsi que sur le site lui-même.

Il faut régulièrement faire le " gendarme "...Dommage !

 

 

J.R. GILIS et A.DE MULLENHEIM m'accompagnent.

 

 

La manipe fonctionnera à merveille.

 

 

 

 

 

Les résultats... sur:

 

Fichier PDF

http://astrosurf.com/t60/crmissions.htm

Site Web

http://astrosurf.com/l60/pic2004/

 

 

"ANNEES 2004 / 2010 EN CONSTRUCTION" 

      Toutes les images et textes de ce site sont protégés par les lois internationales sur le copyright et ne peuvent être utilisés, 

     sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de son auteur. 

Retour au sommaire